| Travaillant depuis
20 ans sur les différents déploiements
du corps dans l’espace, elle est amenée
à s’affirmer d’une part:
dans des réalisations in situ à
grande échelle (création de
sculptures pour le festival international
des Jardins de Chaumont, centre d’art
et d’essai sur le paysage de Lacroix
Laval à Lyon, Cheminement de Sculptures
à Gigondas…), et d’autre
part dans un travail intime et analytique
de peintre en multipliant les champs d’exploration
des corps (corps végétal, animal
et humain).
Son approche « intime » révèle
les difficultés de l’humain à
s’adapter aux différents milieux
et pressions extérieurs.
Les pressions spatiales ou sociales, loin
de notre nature intérieure, sont ressenties
parfois comme des cages, des carcans.
Pour explorer ces limites, elle met à
l’épreuve son propre corps mais
se tourne aussi vers l’univers animal
et végétal, études qui
élargissent son champ de vision.
Dans une attache de plante, une cavité
de fruit, un geste animal, elle trouve un
écho avec notre propre corps. Toutes
ces morphologies du monde poussées
par une vitalité sans cesse renouvelée,
relèvent de la même force fragile.
Comme si dans l’ordre du monde vivant,
tout était tendu, relié par
des fils ténus.
L’idée du corps comme un tout
(corps humain, végétal, animal):
éléments qui s’assemblent
guidés par la même pulsion vitale.
Catherine Baas est, par le biais de ces
recherches en dessin et peinture, amenée
à s’affirmer à une autre
échelle dans des réalisations
in situ dans la nature. |